Installer son installation – trois installations, étape par étape, pour un particulier

1Poser les panneaux

La pose dépend d'abord de ce sur quoi vous posez. Sélectionnez votre support.

CoupeVue de face

  • 1Le chevron. Tout repose dessus. On le repère depuis le comble, ou en sondant à l'aiguille avant de découvrir la tuile. Une vis dans le vide ou dans la seule volige ne tiendra pas au premier coup de vent.
  • 2Deux tirefonds par crochet, jamais un seul. Profondeur de vissage au moins quatre fois le diamètre de l'embase — 32 mm pour du Ø 8. Avant-trou obligatoire pour ne pas fendre le bois.
  • 3Le liteau porte les tuiles, pas les panneaux. Certains crochets à étau se serrent dessus quand la charpente n'est pas accessible : c'est une solution de rattrapage, pas un choix par défaut.
  • 4La tuile du rang du crochet est recoupée à la disqueuse pour le laisser passer sans contact. Une tuile qui appuie sur le crochet se fend à la première dilatation.
  • 5Le crochet doit être choisi pour votre couverture : réglable sur chevron pour les tuiles mécaniques, « nonne-moine » posé sur le haut de l'onde pour les tuiles canal, à deux vis pour l'ardoise. Sur bac acier, pas de crochet : des mini-rails vissés dans la nervure.
  • 6Le rail rattrape les défauts de planéité et répartit la charge. Ne posez jamais une clame à cheval sur une éclisse, et laissez au moins 60 mm entre le bord d'un module et l'extrémité du rail.
  • 7Les modules se posent à deux : 21 à 24 kg pour deux mètres carrés qui prennent le vent comme une voile. On monte du bas vers le haut, et on serre au fur et à mesure.
  • 8La clame de milieu tient deux modules à la fois. Elle doit recouvrir le cadre de 7 à 10 mm et se serrer au couple : trop peu, le module glisse ; trop, le cadre se déforme et le verre micro-fissure.
  • 9Les câbles plus et moins courent côte à côte, plaqués sous les modules. Une grande boucle entre les deux capte la foudre comme une antenne. Aucun câble ne doit reposer sur la tuile ni pendre dans le vide.
Coupe d'une fixation en surimposition sur tuiles. C'est le point où se jouent l'étanchéité et la tenue au vent.

2Raccorder les panneaux

3Raccorder le coffret de protection et l'onduleur

Schéma de principe pour un particulier : les couleurs suivent la convention rouge pour le +, noir pour le −, vert-jaune pour la terre, et côté alternatif brun pour la phase, bleu pour le neutre. Les calibres exacts dépendent de votre installation et de la notice de l'onduleur.

4Raccorder l'onduleur au tableau électrique

Schéma de principe pour un particulier : les couleurs suivent la convention rouge pour le +, noir pour le −, vert-jaune pour la terre, et côté alternatif brun pour la phase, bleu pour le neutre. Les calibres exacts dépendent de votre installation et de la notice de l'onduleur.

5Alimenter la maison sans réseau

Le tableau autonome

Sans réseau, l'onduleur-chargeur alimente un tableau électrique propre, avec ses disjoncteurs par circuit et son différentiel. Il n'y a ni compteur ni disjoncteur de branchement : c'est vous le fournisseur. Trois points ne se négocient pas :

  • La prise de terre et le régime de neutre : l'onduleur doit être configuré pour créer le neutre, sinon les différentiels ne déclenchent pas. La notice le décrit ; un électricien le vérifie en une heure.
  • La puissance de pointe : l'onduleur doit pouvoir démarrer le plus gros appareil de la maison — la pompe du puits, le four — et non seulement couvrir la moyenne. Comptez deux à trois fois la puissance nominale au démarrage des moteurs.
  • Le groupe de secours, raccordé à l'entrée chargeur, avec un inverseur qui empêche tout couplage direct.

Un site isolé peut être posé sans entreprise habilitée presque partout en Europe, y compris en Italie et en Espagne. Mais c'est l'installation la plus exigeante des trois, et celle où une erreur se paie par des semaines sans électricité.

6Les mesures avant la mise en service

Quatre contrôles, dans cet ordre, avant de connecter l'onduleur.

  1. La polarité de chaque chaîne au multimètre. C'est la vérification qui évite de détruire un onduleur neuf.
  2. La tension à vide de chaque chaîne, comparée à la tension du module multipliée par le nombre de modules, corrigée de la température. Un écart net signale un module ou un connecteur défaillant.
  3. Le courant de court-circuit, ramené aux conditions de référence avec l'ensoleillement et la température mesurés.
  4. La résistance d'isolement, par temps sec, entre chaque polarité et la terre.
Tension à vide de l'installationTension d'essaiIsolement minimal
moins de 120 V250 V continu0,5 MΩ
120 à 500 V500 V continu1 MΩ
plus de 500 V1000 V continu1 MΩ

Une installation de 6 kWc en une seule chaîne dépasse 500 V : essai sous 1000 V, un mégohm minimum. Vérifiez enfin la continuité de la terre, des cadres jusqu'à la barrette du tableau.

Le devis du simulateur vous donne la puissance, le nombre de modules et la batterie adaptés à votre logement — et prépare le dossier de déclaration.

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